Les bienheureux·ses

Le collectif les Bienheureux.ses est le fruit d’une rencontre autour d’une mobilisation étudiante en janvier 2020.

Le 24 janvier 2020, alors que la mobilisation bat son plein contre le projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche, un petit groupe d’individus très mobiles se réunit et décide de frapper un grand coup. Jusqu’alors, la mobilisation de l’ENSAPLV s’est résumée à des piquets de grève matinaux, agrémentés de distributions de tracts et donnant lieu à quelques départs de groupes rejoignant les cortèges parisiens. Cette fois, ils décident de passer à la vitesse supérieure. Une assemblée générale vient d’avoir lieu, réunissant enseignants et étudiants, mais aucun compromis n’est trouvé pour faire front commun.

La nuit suivante, dix-huit étudiants restent enfermés dans l’école et barricadent les portes du bâtiment principal, resserrant l’espace de l’école à sa seule cour. La journée qui suit voit une mobilisation flottante des étudiants qui débouche tout de même sur un départ groupé pour la manifestation du jour, et une brève visibilité des architectes dans les cortèges revendicatifs.

Le soir, les « resserreurs » font le bilan de la journée et promettent de se retrouver pendant l’inter-semestre. Le lendemain, l’un d’eux écrit aux autres membres du groupe par mail aux autres pour partager ses impressions sur cette nuit d’action en totale synchronicité en concluant : « Bien heureux de vous avoir rencontré.e.s ».

Les Bienheureux.ses sont nés !

Après leur première action d’éclat, les Bienheureux·ses se réunissent de nouveau, profitant de la respiration de l’inter-semestre pour discuter de leurs aspirations, dont on peut écrire qu’elles sont nombreuses, sans doute généreuses et pour la plupart profondément utopiques. Au premier rang des préoccupations du groupe arrive la pédagogie en école d’architecture, dont les uns et les autres ont pu mesurer les limites et les enjeux.

Au fur et à mesure des débats, l’idée de disposer d’un espace permanent fait son chemin. Cet espace serait un lieu de partage de connaissances destiné aux étudiants de l’ENSAPLV, et pourquoi pas ouvert à toute personne intéressée par l’architecture et la construction ?

Un logo pour le collectif les Bienheureux·ses

Ce sur quoi nous nous ressemblons et nous nous retrouvons les uns et les autres, c’est l’identité du triangle (symbole de l’intellect, de la réflexion = les débats et tous les positionnements idéologiques que nous partageons). Nous nous réunissons en cercle (symbole du spirituel, de l’unité, de l’universel), en ronde (dansante et joyeuse), dans un mouvement d’hélice qui met en mouvement et en action les idées qui jaillissent de ce tourbillon, formant une fleur qui ressemble au lotus. Au coeur le noyau dur des acteurs de l’opération de resserrement du 24 janvier 2020, fondatrice du collectif, et autour les différentes vagues (nuances de rouge) qui se sont ralliées à notre mouvement, toujours dans une grande cohésion, voire même une synchronie difficilement explicable, pour élargir le cercle, et diffuser les idéaux qui nous animent.